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Actualités

L'échange

Un opéra d'Antoine d'Ormesson,
D'après la pièce de Paul Claudel
a été créé mondialement à la Salle Gaveau à Paris

Lundi 3, Mardi 4 et Mercredi 5 Mars derniers, les trois premières représentations de l’Opéra « L’Echange » d’après la pièce de Paul Claudel, composé par Antoine d’Ormesson, se sont déroulées, salle Gaveau, sous la direction du chef d’orchestre Sébastien Billard. Les applaudissements nourris des spectateurs ont été la preuve du succès remporté par cet ouvrage.
La famille de Paul Claudel et Mr. Hubert Martin, président de l’Association Claudélienne de France ont assuré de leur présence la dernière de ces représentations, et ont tenu à féliciter chaleureusement le compositeur et l’ensemble de la troupe : chef d’orchestre, chanteurs, mise en scène, peinture-décor, musiciens d’orchestre, costumes et lumières.
Premières impressions

Jean-Noël SEGRESTAA :
Antoine d'Ormesson était venu en janvier à notre assemblée annuelle nous exposer son projet : face aux lourdes structures et au coût pharaonique d'un spectacle d'opéra traditionnel, proposer une sorte d'opéra de chambre qui puisse, à moindres frais, tourner un peu partout, s'adapter à de petites scènes et de petites salles. Comme Copeau avait réhabilité le "théâtre de tréteaux ", il s'agissait d'inventer un paradoxal " opéra de tréteaux " d'une grande économie de moyens, tournant le dos au cérémonial mondain et somptueux que nous connaissons. Nous étions fort curieux, le 5 mars dernier à la salle Gaveau - une salle de concert à l'équipement et aux dimensions modestes - de juger ce projet sur pièces.
De longue date amoureux du verbe claudélien ( on lui doit déjà une version "cantate" du Chemin de croix ),d'Ormesson a choisi de mettre en musique L'Echange. Choix judicieux, car cette superbe tragédie classique, musique de chambre à quatre personnages, où le fougueux auteur de Tête d'or et La Ville s'astreignait tout à coup à respecter les fameuses "trois unités", se prêtait particulièrement bien à cette expérience.
Economie de moyens oblige, il a fallu encore réduire de moitié les textes de cette seconde version pour arriver à un spectacle de 1 heure 40 sans entracte. Il ne reste quasiment rien de l'Acte II. Mais Antoine d'Ormesson a su manier le cutter avec discernement et habileté. Pas une réplique de son livret qui ne soit le texte même de Claudel, tronqué parfois mais jamais trahi ou remplacé par des platitudes. Et rien ne manque de l'indispensable, de ce qui permet de comprendre l'action et les motivations des personnages. Des dialogues tendus à l'extrême, d'une grande efficacité dramatique.
Le lyrisme qu'a perdu le texte, la musique est là, heureusement, pour le restituer. Une fois de plus, l'économie a imposé des sacrifices : une première version faisant appel à un grand orchestre symphonique a été réduite à une partition chambriste pour 17 musiciens ( 10 cordes, 6 vents et timbales ) que l'auteur utilise avec un doigté d'orchestrateur digne d'un Strauss ou d'un Britten qui surent aussi passer du grand orchestre au petit ensemble. Le jeune orchestre HI-14, fort bien dirigé par Sébastien Billard, a parfaitement mis en valeur cette brillante partition.
Bien sûr, cette musique ne se bouscule pas pour occuper l'avant-garde. La mélodie règne ici en souveraine, la tonalité et la consonance ne sont guère ébranlées par quelques fugitives dissonances. La ligne de chant, elle, se souvient de la déclamation debussyste, traduisant au plus juste le rythme et les inflexions du vers claudélien. Rien de révolutionnaire, évidemment, mais pourquoi se priverait-on du plaisir d'écouter une musique si bien sonnante, si juste dramatiquement, si émouvante souvent ? Après tout, Berlioz le révolutionnaire était fasciné par Gluck et sa noble simplicité, - Gluck qui l'avait précédé de près d'un siècle.
Les voix sont réparties très classiquement aussi : Marthe ( Yété Queiroz ) qui devient la figure centrale, est mezzo; Léchy ( Ksenija Skacan ), soprano; Louis ( Rémy Poulakis ), ténor, mais dans une tessiture moyenne et facilement accessible; enfin Pollock ( Jean-Louis Serre ) baryton. Tous quatre, bien dirigés par Brigitte de la Chauvinière, maîtrisent des lignes de chant sinueuses et parfois difficiles et font montre de vrais dons scéniques. Un petit déficit, lors de ces premières, d'aisance, de souplesse et de variété dans l'intonation et le volume sonore, sera rapidement comblé. Enfin, une élégante artiste peintre, Aurore Pallet, exécute au fil de la représentation un fond de décor en lavis d'un bel effet, inspiré d'une vue de la côte est de l'Amérique avec laq maison en bois de Pollock, ce qui ouvre une fenêtre indispensable sur les grands espaces et les rêves de liberté de Louis et de Léchy.
Cette équipe jeune et visiblement motivée va donc aller au-devant de publics très divers et sans doute peu familiers des grandes salles d'opéra, porter la parole claudélienne. Le vieux maître en aurait été certainement ravi.
Jacques Doucelin, opéra magazine
On s’est suffisamment plaint, lors de récents échecs lyriques, de l’incapacité des compositeurs d’aujourd’hui à dénicher le sujet d’un bon livret, pour ne pas féliciter Antoine d’Ormesson (né en 1924) d’avoir choisi une pièce de Paul Claudel, L’Echange, pour en tirer un opéra, donné en création mondiale à la salle Gaveau. En une heure quarante, il y a certes concentration du texte original, mais nulle trahison, et, surtout, nul obscurcissement. Et ce d’autant moins que les mots restent suffisamment compréhensibles, grâce à une prosodie française particulièrement limpide.
Le récitatif debussyste s’impose, en effet, dans toute la première partie, tandis que, dans la seconde, l’affrontement exacerbé entre les personnages se traduit par des duos, voire des trios, rappelant la fameuse « conversation en musique » chère à Richard Strauss. Le quatuor vocal rend ainsi hommage à la musique européenne du XXème siècle.
Dans l’orchestration, Antoine d’Ormesson s’offre aussi quelques plaisirs, tel ce clin d’œil au Sacre du printemps, dont il cite le solo de basson initial, avec lequel Stravinsky avait ouvert le siècle musical, en 1913… Dix-huit musiciens, entraînés par la baguette experte de Sébastien Billard, s’emploient à restituer une atmosphère d’époque, soutenant les chanteurs sans jamais les gêner. Ceux-ci, au demeurant, sont parfaitement caractérisés : la soprano Ksenija Skacan, la mezzo Yété Queiroz, le ténor Rémy Poulakis et le baryton Jean-Louis Serre.
Le hiératisme général de la mise en scène de Brigitte de La Chauvinière tient plus de la « mise en espace », sauf pour le délire éthylique final de Lechy Elbernon, qui outrepasse son objectif. Mais la scénographie nous réserve une surprise de taille, en forme de nouveauté : la présence, sur la scène, de l’artiste peintre Aurore Pallet qui, partant d’une immense toile blanche sous le grand orgue, achève sa création en même temps que la musique d’Antoine d’Ormesson – car le paysage qu’elle peint, en direct, n’est autre que celui où se déroule l’action même de l’opéra.
Toute seule avec ses pinceaux, Aurore pallet tient lieu de chœur antique en nous racontant, à sa manière, l’histoire de la pièce de Claudel . A la fin, une tache rouge sang figurera même, sur la toile, l’incendie de la maison de Thomas Pollock Nageoire, dont Lechy vient s’accuser.
Gilles Charlassier : Une création raffinée à la salle Gaveau.
Compositeur aux talents multiples et d’une haute lignée aristocratique, Antoine d’Ormesson (né en 1924) entretient depuis de nombreuses années des affinités particulières avec Paul Claudel – en témoigne son oratorio Le Chemin de la Croix. C’est donc tout naturellement vers lui que les héritiers du poète français se sont tournés pour faire un ouvrage lyrique de la pièce L’Echange. A partir de la version pour grand orchestre créée en 2001, il en a tiré une version pour formation instrumentale réduite qui connaît salle Gaveau ses trois premières représentations.
Huis clos où l’imbroglio sentimental s’exacerbe, l’ouvrage adapte habilement la prosodie originale à la performance musicale. Respectueuse d’un texte condensé à une simplicité à la fois expressive et d’une fraîcheur presqu’innocente, l’écriture vocale se révèle soucieuse d’une intelligibilité que servent remarquablement les interprètes. A commencer par Yété Queiroz, mezzo à la tessiture homogène sur les épaules de laquelle ploie la soumission et l’amour de Marthe pour son mari Louis Laine qu’elle a suivi aux Etats-Unis – la lecture de la lettre est l’une des plus belles pages de l’œuvre – et qui restitue avec un naturel émouvant l’humilité de son personnage. L’époux revient au très vigoureux Rémy Poulakis, ténor au timbre nourri et aux aigus sûrs dont l’éclat et l’insolence dissimulent une fragilité à laquelle il succombera. Jean-Louis Serre affirme un solide Thomas Pollock Nageoire, riche propriétaire terrien transi d’amour pour la modeste Marthe, pour laquelle il délaisse sa fantasque actrice d’âge mûr, Lechy Elbernon, dont l’extravagance exaltée par Ksenija Skacan – au vestiaire presque spéculaire pour une partie du public de la salle – finit par verser dans un criminel incendie.
Assumant sa filiation d’avec l’école française, la facture orchestrale se distingue par une élégance et un raffinement que l’on retrouve dans l’inspiration mélodique et harmonique. Privilégiant l’accompagnement à la nervosité dramatique, la musique ne cherche pas à courir derrière l’avant-garde et évite le premier degré de climax sonores que les situations théâtrales suggéreraient pour préserver une retenue qui s’incline devant un sens des convenances reconnaissable par de bourgeoises oreilles. nfiée à Brigitte de la Chauvinière, la mise en scène tire parti des contraintes particulières du plateau de Gaveau. Le minimalisme du dispositif est dominé par la peinture de la propriété de Thomas Pollock Nageoire. Au fil de la soirée, le pinceau d’Aurore Pallet dessine le havre où s’amarre le drame en nuances de gris qui rappellent une certaine économie artistique extrême-orientale, avant que le rouge incendiaire ne masque la demeure détruite.
Jean Patrice Brosse, Directeur Artistique du Festival du Comminges :
Le nouvel opéra d’Antoine d’Ormesson est une véritable réussite tant musicalement que visuellement. Il suit de près l’œuvre de l’écrivain, respectant l’unité de temps et de lieu de cette tragique journée qui voit s’affronter le bien et le mal dans un quatuor vocal que Claudel lui-même définissait comme un « Concert ».
Il semble que le style du compositeur, plus encore que dans les précédentes œuvres lyriques (Marie-Madeleine, Que la nuit commence…) soit arrivé à une plénitude et une liberté de langage qui le place dans ces régions atemporelles de la musique où la forme ne doit plus rien aux influences ou aux modes, mais tire sa puissance de la sincérité et de la parfaite maîtrise d’un créateur aux multiples facettes.
La musique claudélienne fusionne idéalement avec le sens mélodique propre à l’inspiration d’Antoine d’Ormesson, particulièrement dans les duos et les ensembles, comme celui qui termine la première partie, mais aussi tout au long de l’œuvre dans cette pâte sonore très personnelle réservée à l’orchestre, rutilante et d’un extrême raffinement qui n’est pas sans évoquer l’art du dernier Richard Strauss, tout en étant familier du grand style français de Debussy, Sauguet ou Poulenc.
La distribution était excellente dans cette production scénique parfaitement adaptée à la Salle Gaveau, la diction des chanteurs très précise, si importante dans une telle œuvre, l’ensemble remarquablement dirigé par Sébastien Billard.
L’idée d’accompagner la trame dramatique d’un visuel en évolution était subtilement réalisée par Aurore Pallet, avec beaucoup de naturel et de talent, évoquant la noirceur progressive du sujet jusqu’au rouge final représentant la destruction par le feu et la mort, rappelant l’atmosphère des Dépouilles de Poyton de James ou la Rébecca de Daphné du Maurier.
Voila une œuvre qui mériterait de tourner, concise, poignante, d’une longueur idéale, d’une scénographie légère, et surtout accessible à tous, sans cette prétention obscure qui est souvent un frein à la création contemporaine.
Laurent Bury écrit : « Vouloir rendre l’Opéra plus abordable, plus transportable, est une intention éminemment louable, et il est encore plus louable de le faire par le biais d’une création, au lieu de retailler une partition existante pour l’adapter à des moyens nécessairement moindres. Loin des arrangements et autres réductions très en vogue aujourd’hui, L’Echange se présente comme un opéra tout neuf, directement pensé pour des effectifs légers : seize instrumentistes, quatre chanteurs, un seul décor. »
et ce critique ajoute : « La partition parvient à créer de réels moments d’émotion, à travers de beaux duos ou trios où les voix se superposent voluptueusement. »

De son coté Jacques Boncompain écrit : « Ce me fut une joie de découvrir Lundi dernier l’adaptation de L’Echange sous forme d’opéra.. C’est une belle page de la musique lyrique contemporaine. »
Hervé Lamy :
« Je tiens à vous dire le plaisir que j’ai pris à cet Echange. L’impression d’être peu à peu emporté dans le flot des sentiments claudéliens soulignés par votre musique, était renforcée par la grande continuité que dégageait la représentationn en plus des trois unités d’action, de temps et de lieu : pas d’entracte, continuité de la déclamation lyrique, contunuité d’une orchestration toujours riche et subtile à la fois, continuité du dispositif scénique . (…) et la magnifique Yété Queiroz, dont le ramage vaut le plumage, et la présence ! Bravo au compositeur ! »

Yété Queiroz est Marthe

Yété Queiroz

Après son diplôme Supérieur avec mention Très Bien du CNR de Rueil-Malmaison, elle fait ses débuts dans Carmen. Elle a interprété, entre autres, Dorabella dans Cosi fan Tutte, Sesto dans La Clémence de Titus et Papagena de La Flûte Enchantée de Mozart, le rôle-titre de Djamileh de Bizet, Lola dans Cavalleria Rusticana de Mascagni. Elle a également chanté de nombreux concerts avec un répertoire du classique au contemporain. Elle sera pensionnaire de l’Opéra Comique en 2013-2014.


Rémy Poulakis est Louis Laine

Rémy Poulakis

Après des études au CNR de Lyon en accordéon de concert, Rémy Poulakis débute ses études de chant en 1998 dans la classe d’Evelyne Brunner. Il a interprété le Renard de Stravinsky, le Duc de Mantoue dans Rigoletto, Radames dans Aïda, de Verdi, Don Jose dans Carmen de Bizet, Tamino dans La Flûte Enchantée de Mozart, Rodolfo dans La Bohème de Puccini.


Ksenija Skacan est Lechy Elbernon

Ksenija Skacan

Elle fait ses débuts avec Marguerite dans Faust de Gounod et interprète ensuite le répertoire français du 19e avec les rôles titres de Manon de Massenet et de Mireille de Gounod, Micaëla dans Carmen de Bizet ; Susanne puis la Comtesse dans les Noces de Figaro, Fiordiligi dans Cosi fan Tutte de Mozart ; la musique contemporaine avec la création de Col Canto de Claire Renard, les trois rôles féminins du Procès de Gottfried von Einem et Magda du Consul de Menotti. Elle a également écrit la musique et chanté le rôle-titre de l’opéra Le sacrifice d’Helen. Elle a interprété Le Chemin de la Croix d’Antoine d’Ormesson.


Jean-Louis Serre est Thomas Pollock Nageoire

Jean-Louis Serre

Il commence très tôt sa formation musicale dans une maîtrise de garçons et intègre ensuite le CNSM de Paris. Son répertoire dans l’opéra est éclectique depuis Aboulker jusqu’à Verdi, en passant par Bizet, Donizetti, Grétry, Lully, Maderna, Massenet, Méhul, Menotti, Monteverdi, Mozart, Offenbach, Orff, Puccini, Purcell, Ravel, Rossini, Schoenberg, Strauss et Stravinsky. Son répertoire de musique sacrée et de mélodies est tout aussi fourni. Il a créé l’opéra Et que la nuit commence d’Antoine d’Ormesson.



Créations antérieures : Et que la nuit commence, 2011

C'est devant une salle comble et très chaleureuse que la création de l'opéra d'Antoine d'Ormesson Et que la nuit commence s'est déroulé le 16 Janvier au soir dans le grand amphithéâtre de la Maison de la Chimie. Madame Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la Solidarité et de la Cohésion Sociale, qui avait accordé son Haut Patronage, a pris la parole pour remercier Brigitte de la Chauvinière et Antoine d'Ormesson du combat qu'ils ont entrepris, comme l'a fait de son coté le docteur Olivier de Ladoucette, président de L'IFRAD, fondation à la quelle toutes les recettes de la soirée ont été reversées.

Le livret émouvant de "Et que la nuit commence" raconte l'épreuve d'un homme, Aurélien, qui peu à peu se retrouve confronté à l'oubli, victime de la maladie d'Alzheimer. Entouré de sa femme et de sa fille, il nous mêle au drame de cette inexorable chute dans les ténèbres.

Toutes premières réactions

L’avis du Musicologue et Agrégé de lettres Jacques Seiller

La Maison de la Chimie vient de présenter l’Opéra sur le thème de la maladie d’Alzheimer Et que la nuit commence d’Antoine d’Ormesson. Effectif réduit, mise en espace habile où des acteurs miment le texte, lieu unique, tout concourt à intensifier le propos de l’auteur. Ce propos quel est-il ?
Dénonciation et exorcisme à la fois, tant la musique tendre et insinuante, au flot retenu, se refusant à tout éclat, - sauf dans la tentation du suicide -, veut dépasser le drame vécu. La beauté des soli instrumentaux, le mystère discret des timbales entourent les trois voix : le père, victime de la maladie, qui approche par paliers la conscience de son état ; la mère, inconsciente, trop sûre d’un bonheur conjugal solide ; la fille, lucide et sympathique.
Dans ce langage musical sobre, la mélodie continue, sans complaisance ou moindre effet extérieur, s’éclaire de contre chants instrumentaux - où passent les ombres de Wagner et de Richard Strauss comme des brumes du passé ; d’un passé récent où concerts et opéras formaient le fond de la vie quotidienne.
L’auteur vit en effet du fond de lui-même le drame qu’il peint, puisque c’est son propre foyer qui en est atteint.
Le livret, plus resserré, avec des forts contrastes, porterait davantage. Une mise en espace très habile de Brigitte de La Chauvinière l’anime.
La perfection musicale est due au chef d’orchestre Didier Seutin, attentif, presque affectueux pour ses excellents solistes, voix et orchestre. Un bravo spécial pour le baryton Jean-Louis Serre, très convaincant, à l’endurance sans défaut. Et notre gratitude à Antoine d’Ormesson dont l’œuvre insolite sert une douloureuse cause. Sa musique a su nous mettre devant l’irréversible.
On en sort troublé.

L'avis de l'Organiste, Claveciniste et Directeur du Festival International du Comminges Jean-Patrice Brosse :

Trois ans après avoir beaucoup apprécié L'Amour de Madeleine, opéra de chapelle que j'avais eu le plaisir de programmer dans le cadre de mon festival du Comminges, j'ai été très impressionné par un opéra de chambre cette fois, tout aussi réussi, Et que la nuit commence, qu'Antoine d'Ormesson a composé à la suite d'une épreuve qui le touche personnellement. On est d'emblée saisi par un dispositif scénique original imaginé par Brigitte de La Chauvinière : en avant-scène évoluent trois acteurs mimant le drame que chantent les solistes vocaux, tandis qu'un écran en toile de fond s'assombrit progressivement symbolisant l'envahissement du mal.
La musique est sincère et limpide comme toujours, sans recherche d'artifices, soutenant les chanteurs avec équilibre et laissant ponctuellement la parole à la récitante qui évolue au milieu des différents protagonistes.
De très beaux passages orchestraux alternent avec des arias et des duos féminins dont Antoine d'Ormesson connaît le secret, et plus encore un poignant trio final de voix surnaturelles qui avait déjà prouvé son efficacité dans l'évocation de Marie-Madeleine.
Des sous-titres bienvenus permettent de suivre un texte très dense écrit par le compositeur et Brigitte de La Chauvinière, laissant le souvenir d'une œuvre forte et bouleversante, idéalement interprétée par l'ensemble des artistes sous la baguette de Didier Seutin.

Un grand merci et un grand bravo
Professeur Bruno Dubois

Saluons le travail d'Antoine d'Ormesson, son obstination et sa réussite
Didier Seutin chef d'orchestre.

Bravo cher Antoine pour cet opéra-mime. Tu auras encore réussi quelque chose de grand en musique
Anne d'Ormesson

Je trouve votre ouvrage formidable et il mérite d'être entendu et soutenu
Viviane Tourtet ''art-Thérapeute''

Félicitations pour vous et pour Brigitte de la Chauvinière de cette belle soirée qui a suscité beaucoup d'admiration et d'émotion. Vous avez été très courageux de travailler sur un tel sujet dans des circonstances personnelles si dramatiques et nous avons tous apprécié dans ce drame lyrique à la fois votre talent et le témoignage qu'il exprime.
Guy de Wouters, Président des amis du Festival d'Automnne

J'ai pleuré!
Madame Witmann

Une musique plus boulversante encore que le texte
Dominique Schneider...

J'ai beaucoup apprécié et particulièrement aimé tous les duo, trio ainsi que les voix de l'au delà, chants déchirants de beauté, de nostalgie et de tendresse
Diane de Margerie, écrivain, membre du Jury Fémina

Je suis venue, j'ai écouté avec grand intérêt et j'ai applaudi la performance et l'oeuvre à tout rompre.
La Soprano lyrique Ksenija Skacan

Mes amis présents et moi-même étions heureux de vous accompagner et d'entendre cette musique si inspirée.
Madame Micky Engel, présidente de " MusiCality "


Appel aux subventions pour "Et que la nuit commence"

L'Opéra "Et que la nuit commence" a besoin d'aide pour être repris ! Ce projet se donne pour mission d'informer le public et de le sensibiliser aux ravages de la maladie. Le financer, c'est concrétiser l'émergence d'une oeuvre créative au service d'une cause nationale et rendre une oeuvre lyrique le témoin d'une action d'utilité publique.


Pour les autres créations, consulter la rubrique Musique